Avant-propos
Par Cloé Guillot
Pour ceux qui l'auraient oublié, il s'appelle Benoit. Benoit Camot.
Et ce n'est certainement pas le monstre que l'on décrit. Vous le craignez, vous l'insultez, vous le haïssez mais vous ne l'avez jamais vu. Vous n'avez jamais vu la tristesse de son regard, jamais senti le poids qu'il y a sur ces épaules. Vous tremblez pour vos vies sans rien connaitre de la sienne. Vous n'imaginez pas un seul instant qu'il puisse être un garçon tendre, aimant et sympathique. Et ce garçon je l'aime, et je tremble chaque jour en pensant à lui, si dangereux et si vulnérable à la fois. Depuis que la guerre a éclatée, il n'y a pas eu un seul où je n'ai pas pensée à lui, où j'ai eu peur pour sa vie, oubliant les dangers qui guettaient ma propre vie. Et je suis si triste chaque jour de me dire que je ne peux strictement rien faire pour le protéger, rien faire pour l'aider. Même moi je n'ai pas pu contenir le démon qui sommeille en lui. Dire que les dragons nous ont fait se rencontrer, et que c'est un dragon qui nous sépare. C'est là tout l'ironie du sort. Notre passion commune pour les grandes bêbêtes n'est plus à démontrer. C'est cette amour de la nature qui nous poussée dans ce combat, dans cette cause perdue pour sauver Mère Gaia. A mesure que nous avançons, les forêts se réveillent et se raniment d'un second souffle. Chaque arbre porte en son c½ur les séquelles de son passé, meurtri par l'homme et sa soif de billets verts.
Bien que trop peu d'humains nous aient rejoints, je pense qu'un grand nombre comprend au moins notre lutte, sans forcément y adhérer. Au bout de près de 250 millions de morts, le message aurait du passer. Mais non, certains s'imaginent que nous tuons pour le plaisir, d'autres que nous le faisons pour les richesses. Nous tuons par nécessité, parce qu'il faut purger la Terre de toutes ces immondices qui la polluent et qui polluent son c½ur.
Entre l'homme et l'animal, qui est réellement le monstre ici ?
Bon je sors de ces chemins de traverse et j'en reviens à mon histoire. Notre histoire, devrait-je dire, car finalement notre rencontre reste l'événement le plus important pour comprendre nos motivations, nos peurs, nos doutes. Nous étions, sommes et resterons deux esprits vagabonds, sans cesse rattraper par le soi-disant poids de notre conscience. Nous sommes les deux premières pièces d'un puzzle qui ne finira que lorsque mon « homme » aura fini de placer toutes les pièces dans la tombe de notre amour mourant. Au final, le mieux pour vous, chers petits ignorants que vous êtes, aveuglés par la crainte de rencontrer le faucheur de notre temps, c'est que vous appreniez comment il est venu sur Damaan, comment il a vu la souffrance en Mère Gaia, et comment il vaincra. Oubliez la personne que vous lisez, devenez le spectateur de l'effroyable spectacle qu'est devenue sa vie, délectez vous du plaisir incongru à lire l'aventure de deux ados plongés dans le sang et l'amertume.
Mon ombre à disparu, mon c½ur avec.....
A noter que ceci est toujours la suite et que la partie écrite par Benoit est un prologue a ce qui vas suivre.
Et la suite, bah c'est au prochain numéro..